Nos journalistes se sont rendus au camping Le Clapotis (Aude) pour y rencontrer clients et pratiquants dont le quotidien a été chamboulé par l’arrivée des objets connectés. Enquête.
Les montres et objets connectés ont fait leur apparition dans les camps de naturistes au début des années 2010 et ont apportés avec eux leurs lots de questions. Situé sur la colline de Pech Redon, dominant les étangs de La Palme et la mer Méditerranée, le camping du Clapotis n’a pas été épargné par ce changement technologique.

Fernand, nudiste invétéré depuis 30 ans n’en revient pas : « Les bracelets et autres couvre-chefs, il n’y a pas de problème mais comprenez-moi bien, les montres connectés sont venues bafouer les règles de bases du naturisme en plus que nous pourrir les vacances ! Dans un cadre aussi privilégié qu’un camp de naturisme, je ne peux tolérer cette invasion technologique ». Tandis que le sexagénaire s’insurge contre les smartwatchs, nous rencontrons Stéphanie sur la terrasse du bungalow voisin. La quarantaine triomphante, cette parisienne venue se ressourcer dans le Languedoc, nous invite à admirer sa Garmin 10 vert pomme.

« C’est avec elle que je vais courir tous les matins », nous confie-t-elle tout sourire.

Quand on lui demande si les objets connectés sont incompatibles à la pratique au naturisme, Stéphanie a un avis bien tranché. « Je ne vois même pas pourquoi la question se pose ! Fait-on un scandale si ces messieurs gardent leurs montres au poignet ? La pratique du naturisme est une rupture avec l’environnement textile qui est une véritable tyrannie selon moi. Hors, objets connectés et textile sont deux choses bien différentes !
Ainsi la question des objets connectés en camp de naturistes relèvent plus de la pollution technologique que d’une négation de la pratique naturiste. Légion sont comme Fernand, à s’insurger contre un environnement tout connecté surtout en période estivale mais ils sont aussi nombreux à apprécier leurs montres connectés pour compléter l’utilisation de leur mobile même vacances !